Page 11 - Catalogue 2N - 05-2012 couleur

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Erdöd naît en 1890. Jeune officier de cavalerie, il vit les derniers
fastes de la monarchie austro-hongroise avant la Première guerre
mondiale. Très vite, il devient une figure emblématique de la
société du Ritz et de l'Orient-Express, côtoyant tous les grands
noms de l'aristocratie et de la diplomatie d'Europe centrale et la
high society internationale. Grand amateur de femmes, il en
épousera huit, parmi lesquelles Louise de Vilmorin qui lui donne
son premier vrai foyer. À l'arrivé des Soviétiques en 1945, Pálffy
fuit vers l'ouest, abandonnant tous ses biens. Il finit ses jours très
modestement à Munich en 1968, entouré de ses seuls souvenirs.
N51 – DE VALENCIENNES A ROME, JERUSALEM ET
COMPOSTELLE, LE VOYAGE DE JEAN DE TOURNAI,
de J. de TOURNAY, 14 x 20, 320 p.,
25 €
Jean de Tournai est connu par le récit qu'il a rédigé de son triple
voyage à Rome, Jérusalem et Compostelle, ainsi que par son
testament. Riche marchand de Valenciennes, il est au coeur d'un
large réseau de relations, notamment des marchands allemands
ou anversois. La grande parenthèse de la vie de Jean de Tournai
est ce pèlerinage qu'il accomplit du 25 février 1488 au 7 mars
1489. Il est curieux, observateur, il raconte son voyage avec
précision et un évident souci d'exactitude, aussi bien quand il
évoque la vie à bord du bateau, celle autour des Lieux Saints à
Jérusalem, ou encore celle dans les auberges au long de son
chemin.
Riche d'une multitude de renseignements sur les lieux traversés
et leurs coutumes, sur les monnaies, sur les personnages croisés
aux hasards du parcours, son livre est donc une source historique
précieuse, en même temps qu'un beau récit de voyage en ce
monde de la fin du Moyen Âge.
N52 – LES CANONNIERES DU POINT DU JOUR, 1871,
LA COMMUNE DE PARIS,
de Pierre SAINT MACARY, 15
x 21, 176 p.,
18 €
Dimanche soir, ce 21 mai 1871 au Point-du-Jour, Paul, jeune
Officier, retranché dans la redoute 73 avec quelques gardes
nationaux, attend l'assaut imminent des soldats versaillais. Il a
rejoint, le 18 mars, les Parisiens en révolte contre l'humiliant
armistice demandé à l'occupant prussien par le gouvernement
Thiers. Ce dernier a réuni à Versailles une armée pour écraser la
révolte.
Après avoir combattu les Prussiens à Metz, puis à Buzenval,
Paul refuse la défaite. Ses convictions l'amènent à rester aux
côtés du peuple parisien.
Un choix qu'il partage avec Laure, une jeune infirmière
rencontrée à l'ambulance du Théâtre-Français. Épargné par la
sauvage répression de la semaine sanglante, il est capturé puis
déporté en Nouvelle-Calédonie d'où il s'évade grâce à la
complicité inattendue d'un ancien camarade de combat.
Revenu en France après l'amnistie, il s'engage dans la vie
politique pour faire triompher les idées novatrices ébauchées par
la Commune.
Loin des clichés : révolte de dégénérés pour les uns, épopée
sociale pour les autres, cet ouvrage nous plonge au coeur de
l'action et nous fait mieux comprendre le sens de la Révolte de
Paris.
N53 – DICTIONNAIRE DU GRAND ORIENT DE
FRANCE AU XVIIIème SIECLE,
d’Alain LE BIHAN et
Daniel KERJAN, 2012, 22 x 28, 262 p.,
22 €
La première partie de cet ouvrage présente un recensement
complet des officiers et des députés de l’Obédience ; c’est une
œuvre d’Alain Le Bihan restée jusqu’ici inédite. Daniel Kerjan,
pour sa part, a résumé l’historique de toutes les loges et chapitres
constitués ou reconstitués par le Grand Orient, avec les noms des
vénérables d’ateliers, soumis à élection ou réélection annuelle,
parus dans les dix annuaires imprimés entre 1776 et 1789.
L’ensemble compose un panorama complet de l’activité du
Grand Orient de France au XVIIIe siècle. L’historien y trouvera
une base de données fiable, et une mine d’informations inédites.
N54 – MEMOIRES DU CHANOINE LE SAGE, LE
DIOCESE DE SAINT BRIEUC A LA FIN DE L’ANCIEN
REGIME,
de S. Gicquel, 2012, 16,5 x 24,
20 €
Étonnamment caustiques, ces
Mémoires
furent longtemps jugés
impropres à la publication. Ils constituent pourtant un document
exceptionnel sur le clergé de la fin de l’Ancien Régime aux
années 1830. Hervé-Julien Le Sage (1757-1832), doté d’une
culture et d’une mémoire remarquables, conçoit son œuvre
comme un catalogue d’erreurs destiné à instruire les futurs
évêques et ne gomme nullement les aspérités de l’histoire. Ce
texte fourmille de détails sur la Révolution et les luttes de
l’Empire et de la Restauration et il est d’une richesse
remarquable pour quiconque s’intéresse à l’histoire de la
Bretagne : savoureux portraits, chansons moqueuses et anecdotes
piquantes.
N55 – GEORGES VACHER DE LAPOUGE, JURISTE ET
EUGENISTE, 1854 – 1936,
de Jean Marie AUGUSTIN, 2011,
16 x 24, 537 p.,
40 €
Georges Vacher de Lapouge (1854-1936) est un personnage aux
multiples facettes. Magistrat du parquet dans sa jeunesse, il
démissionne et se présente au concours d'agrégation de droit.
Après deux échecs, il entame une carrière de bibliothécaire à
l'Université de Montpellier qu'il poursuit dans celles de Rennes
et de Poitiers. Entomologiste réputé pour ses travaux sur les
carabes, l'homme est surtout un darwiniste social.
C'est Lapouge qui introduit dans la langue française le vocable «
eugénique » à partir du mot eugenics inventé par Gaiton, cousin
de Darwin. Les idées de Lapouge ont été jugées trop
aventureuses pour être prises au sérieux par les milieux
scientifiques français, mais elles ont influencé les mentalités aux
Etats-Unis et en Allemagne.
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