Page 9 - Catalogue 2N - 05-2012 couleur

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féroces d’interprétations qui, jusqu’à nos jours, ne se
départissent guère de la clef livrée dès les années 1830 par le
premier historien de la période, Jean-Baptiste Capefigue. Avec
Francis Démier, la Restauration n’est plus seulement la « mise
au tombeau » de la monarchie narrée par Chateubriand, qui
viendrait clore l’épisode, ouvert par la crise de juillet 1789, par
la démonstration en 1830 de « l’impossible retour du passé ».
Elle est tout autant l’ouverture à l’avenir d’une France
économiquement industrieuse et bientôt industrielle. Un nouveau
regard.
N37 – CAULAINCOURT, UNE FIDELITE A TOUTE
EPREUVE,
d’Antoine d’ARJUZON, 2012, 396 p.,
23,5 €
Issu d'une famille proche des Beauharnais, Armand de
Caulaincourt entre dans l'intimité de Bonaparte dont il devient
l'aide de camp en 1800.
Accusé à tort de complicité dans l'exécution du duc d'Enghien, il
se coupe des royalistes et se rapproche encore de Napoléon qui
le nomme grand écuyer, un des postes clés de la jeune cour
impériale. Ambassadeur à Saint-Pétersbourg, de 1807 à 1811, il
tente de sauver l'alliance franco-russe, mais ne parvient pas à
convaincre Napoléon qu'il va au devant d'une défaite cinglante
en cas de conflit.
Devenu ministre des Affaires étrangères, il pousse en vain à la
conclusion de la paix, puis obtient du tsar la souveraineté de l'île
d'Elbe pour son maître vaincu. Revenu au ministère après les
Cent-Jours, il quitte la scène politique après Waterloo et meurt
en 1827. Son drame aura été de servir jusqu'au bout un homme
dont il connaissait à la fois les défauts et les excès ; sa dignité, de
ne s'être jamais abaissé au rang de courtisan servile.
N38 – LES SOUVENIRS DE LA RESTAURATION DU
COMTE DE CORBIERE,
de Bernard HEUDRÉ, 2012, 16,5 x
24, 256 p.
16 €
Beaucoup de manuscrits inédits se cachent encore dans des
archives privées. Les Souvenirs de la Restauration du comte de
Corbière (1766-1853) n’ont été révélés que par la publication de
quelques pages dans la Revue des Deux Mondes.
Ils offrent une vision originale de l’histoire d’une période
aujourd’hui mieux connue et mieux comprise. Plus que
l’événementiel, ce qui retient Corbière, c’est l’analyse politique
de cette époque, avec ses débats parlementaires, l’organisation
des rapports entre les pouvoirs, les hommes, souvent formés sous
l’Ancien Régime, certains actifs sous la Révolution et l’Empire,
mais pleinement engagés dans l’expérience, nouvelle en France,
d’une monarchie parlementaire. Pour l’histoire de la
Restauration, ces Souvenirs apportent une contribution
importante, marquée par l’expérience d’un homme qui en fut
l’un des acteurs de premier plan comme ministre de l’Intérieur
de 1821 à 1828 et l’un des ténors du parti ultra avec Villèle, son
ami.
N39 – DICTIONNAIRE HISTORIQUE DES ARTS,
METIERS ET PROFESSIONS DEPUIS LE XIIIème
SIECLE,
d’Alfred FRANKLIN, 2012, 17,5 x 25,5, 896 p.,
48 €
Le « Dictionnaire historique des Arts, Métiers et Professions »
compte près de 3000 articles (certains courant sur plusieurs
pages) et renvois. Des articles qui, au-delà de la description de
centaines de métiers et activités, apportent une masse
d’informations précieuses pour comprendre les mœurs, us et
coutumes de ces temps. L’organisation et l’évolution des métiers
(corporations, jurandes, confréries...) au fil des siècles font aussi
l’objet de notices très documentées. L’auteur, Administrateur de
la Bibliothèque Mazarine, a rassemblé, article par article, une
matière dense, d’une richesse exceptionnelle, indispensable pour
reconstituer sept siècles de l’histoire d’un peuple industrieux et
inventif.
TIRAGE LIMITÉ, A COMMANDER SANS DÉLAI !!
N40 – LA POSTE AUX CHEVAUX EN BRETAGNE, 1738 –
1873,
de Theotiste JAMAUX GOHIER, 2011, 320 p.,
43 €
Une très originale et intéressante étude sur cette institution d'une
importance capitale pour le transport des voyageurs et du
courrier, son infrastructure et ses acteurs, hommes et chevaux.
Préface de Jacques Gury, président de la Société Historique et
Archéologique d'Ille-et-Villaine.
N41 – CHARLES JACOBSEN, MARIN NOIRMOUTRIN
(1791 – 1838),
de Jean Claude GUILLARD, 2011, 108p.,
29 €
La biographie d'un officier de marine appartenant à l'illustre
dynastie des armateurs et assécheurs de marais de l'île de
Noirmoutier à travers les avatars d'une carrière maritime qui
traversa tous les régimes depuis l'Empire jusqu'à la monarchie de
Juillet. Une importante iconographie du temps de la marine à
voile qui passionnera tous les gens de mer.
N42 – COUTUMES ET DROIT HERALDIQUE DE
L’EGLISE,
de Bruno Bernard HEIM, 2012,
55 €
Depuis la fin du XIII
e
siècle, papes, cardinaux, archevêques,
évêques, abbés, abbesses et autres dignitaires de l’Église
catholique font usage du blason. Pour leur écu, ils adoptent celui
de leur famille, un signe de leur origine géographique ou
spirituelle, ou bien encore le programme de leur ministère
(précisé par la devise).
Cet écu est accompagné d’ornements extérieurs qui indiquent
leur place dans la hiérarchie ecclésiale et manifestent la
continuité de leur fonction malgré la succession des titulaires.
Le blason ecclésiastique connaît un regain d’intérêt logique dans
une société où l’image et la marque revêtent une grande
importance. À la fois canoniste et artiste, Mgr Heim se fait ici à
la fois descriptif et prescriptif ; l’ouvrage s’adresse donc aux
historiens, aux amateurs de blason, d’art et d’histoire
ecclésiastiques comme aux clercs de toutes confessions
chrétiennes désireux d’imaginer des armoiries adaptées aux
besoins de communication du XXI
e
siècle.
N43 – LE PRINCE GAGARINE ET SES AMIS, 1814 – 1882,
de Paul PIERLING, 224 p.,
14 €
Ivan Gagarine (1814-1882) fut d'abord diplomate en poste à
Munich puis à Paris. C'est sa carrière qui le met en contact
personnel avec le monde catholique et cette rencontre est telle
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